Certains hôtels accrochent des reproductions dans le couloir. À La Colombe d’Or, un Léger vous fait face au petit-déjeuner et un Calder tourne lentement au-dessus de la piscine. Dans les années maigres de l’entre-deux-guerres, les peintres de la côte — Picasso, Miró, Braque — réglaient leur note en toiles, et la famille n’en a jamais vendu une seule. Il en résulte une auberge de village qui a la puissance murale d’un petit musée et les manières d’une maison d’ami.
Les chambres sont peu nombreuses et volontairement simples : tomettes, murs blancs, volets ouverts sur les figuiers. On ne vient pas pour la salle de bains en marbre. On vient pour la terrasse, où les mêmes familles mangent le même loup grillé sous le même figuier depuis trois générations.
Le déjeuner est l’essentiel — le fameux chariot de hors-d’œuvre, un verre de bandol rosé bien frais, le long après-midi provençal. Réservez la terrasse et abandonnez le reste de la journée. Voir notre guide des tables de la Riviera.
Saint-Paul-de-Vence est à vingt-cinq minutes dans les terres au-dessus de Nice, accroché sur sa crête au-dessus des orangers. Venez en voiture et arrivez avant midi, quand le village est encore à lui seul. Voir aussi notre Riviera en trois jours.
« Un musée vivant où l’on a le droit de passer la nuit. Venez déjeuner ; restez parce que vous ne pouvez plus partir. »