La Riviera mange de deux manières. Il y a la cuisine niçoise des marchés — socca, pissaladière, salade niçoise faite dans les règles, sans pomme de terre — et il y a la grande terrasse, suspendue au-dessus de la mer, où la vue compte pour moitié dans l’addition. Les deux méritent votre temps ; aucune ne se presse.
I. Les tables perchées
À Èze, La Chèvre d’Or sert le déjeuner sur une terrasse qui tombe de quatre cents mètres jusqu’à l’eau. À Saint-Paul-de-Vence, La Colombe d’Or vous installe parmi les Léger et les Miró et un célèbre chariot de hors-d’œuvre. À Menton, Mirazur cuisine ses propres jardins en terrasses au-dessus de la baie.
« Sur la Riviera, le déjeuner est une vue qu’on mange par hasard. »
II. Le vieux Nice, debout
À Nice, mangez comme la ville : la socca brûlante sortie de la plaque de cuivre au marché du cours Saleya, une part de pissaladière, un verre de bellet venu des collines derrière l’aéroport. Cela ne coûte presque rien et en dit plus sur la côte que n’importe quel menu dégustation.