Le Luberon, c’est une ligne de collines basses et un chapelet de villages de pierre, chacun empilé sur son rocher avec son idée à lui de la vue. Un week-end suffit pour rouler la boucle lentement, s’arrêter où la lumière le demande, et ne jamais se sentir pressé. Prenez les routes secondaires ; c’est tout l’intérêt.
I. Jour un — le versant nord
Commencez à Gordes, empilé blanc au-dessus de la vallée, puis descendez à l’abbaye de Sénanque, où les moines cisterciens cultivent encore la lavande sous le cloître. Déjeunez à Roussillon, bâti de sa propre ocre, les falaises derrière lui couleur de rouille et d’abricot.
« Dans le Luberon, la route est courte et la journée est longue — exactement dans le bon ordre. »
II. Jour deux — le versant sud
Traversez la montagne vers Bonnieux et Ménerbes, puis terminez à Lourmarin, le plus doux, où Albert Camus repose au cimetière du village. Calez-vous sur le marché du vendredi à Lourmarin ou celui du samedi à Apt, et laissez le déjeuner suivre le panier.